30.06.2007

Une dernière fenêtre de tir idéale pour le renouveau du socialisme français

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Le malheur des socialistes français, c'est que la France est ... socialiste, et de plus socialiste à l'excès. Avec son secteur public ventripotent, ses énormes redistributions sociales, et tout cela dans le déficit budgétaire, avec un trou financé année après année par une dette grossissant de manière totalement insupportable, la France a été menée, de Giscard à Chirac, en passant par Mitterrand vers une économie socialiste excessive par son caractère caricatural. Economie socialiste tellement excessive et caricaturale qu'elle ne crée plus que de la misère, de la pauvreté, du chômage... que le socialisme français ambiant, baignant dans la pensée unique, n'a plus compensé ces errements que par plus de "partage", de redistribution et de dette générant à nouveau plus de pauvreté... Alors que peuvent faire nos pauvres socialistes qui n'ont pas fait leur Bad Godesberg, quand il aurait fallu le faire, il y a 40 ans comme le SPD allemand ? Proposer de la sueur et des larmes ? Continuer à promettre des chimères, non tenues au pouvoir si bien qu'ils sont chassés à la première élection ? Non, tout simplement dire enfin la vérité qu'ils sont seuls à pouvoir faire avaler une partie suffisante de leur électorat. Proposer une politique alternative de redressement, compatible avec un "monde mondialisé", face à une droite s'étant dernièrement enfin légèrement déportée à droite vers un "extrême centre gauche" ! Et oui, notre droite, s'étant depuis si longtemps située de fait à gauche économiquement des gauches européennes allemandes ou anglaises, américaines est aussi totalement coresponsable tant du positionnement jusque boutiste du PS que des situations d'alternances politiques si contre productives que nous avons subies depuis l'après guerre ! Il est absolument certain qu'une gauche française enfin réaliste peut devenir une alternance enfin crèdible et de ce fait enfin recueillir une majorité, et participer alors positivement à l'alternance au pouvoir. L'erreur est de croire l'electorat très figé. Si l'offre change et devient enfin crédible, le succès sera au rendez vous; et le cercle vertueux enfin trouvé. Gageons que vérité et repositionnement général l'emporteront pour enfin stopper notre déclin et retrouver le chemin du progrès. Le moment est idéal, il y a fenêtre de tir possible, la droite semble enfin vouloir faire son boulot, à la gauche de jouer et faire enfin le sien ...!!!

23.01.2007

"Phénomène" Ségolène et Yalta ...

Je vais remonter loin, je pense que nous payons à plein le Yalta français de 1945, où de Gaulle pour sauver la France du communisme leur a donné plein de gages. Des gages au niveau du monopole syndical, des divers monopoles publics et de services publics, divers postes, statuts clés, ... bref, une grande partie du tissu intermédiaire du pays est aujourd'hui non plus infiltré, mais contrôlé horizontalement depuis longtemps par les descendants communistes ou non, mais rouges-roses de ceux de 1945. Ainsi, à des degrés plus ou moins forts, ils contrôlent via les syndicats les diverses administrations, si bien que la haute administration n'agit pas sans eux, et donc les ministres... La forteresse éducation nationale en est un exemple aux conséquences excessivement perverses de par ses échecs et l'abaissement du niveau moyen mais surtout de par l'influence exercée par l'idéologie insidieuse insufflée générations après générations à nos chères têtes blondes. Le bas niveau de sortie abaissant ipso facto l'esprit critique vis à vis de ce qui a été inculqué... Les services publics au service en priorité d'eux mêmes bien avant le public, grace au monopole et à des syndicats intouchables. Aussi grave sur nos cerveaux que l'éducation nationale, la presse quasi verrouillée horizontalement par ses divers syndicats SNJ ou autres ou ses monopoles sur la presse écrite via les NMPP; si bien que les pratiques de cooptations ou d'avancements aboutissent à l'enquête effarante récente de 94% de journalistes à gauche (dans Marianne il me semble). Ceux qui hurlent sur le pseudo contrôle exercé via le capital par Lagardère ou d'autres tentent de nous faire croire qu'ils peuvent contrôler les rédactions. Bien essayé, mais les faits prouvent le contraire. Nul doute que cette main mise sur bien des rouages de l'état, alliée à une politique de redistribution vers les déshérités du système, le système par son coût générant d'ailleurs de plus en plus de déshérités, nul doute donc que ce système appelé "modèle social français" ne génère une quasi majorité pour ceux nombreux, aisés ou non, qui bénéficient de la pompe à transferts folle. Alors oui, dans ce dernier pays évolué, rouge sans le dire à l'ouest de l'ancien rideau de fer, même le cheval ou la jument de Ségolène aurait des chances d'être élu, tant nos apparatchiks de gauche ont su se créer d'affidés conscients ou non. De Gaulle, qui avait une vision, une volonté, une capacité à communiquer, hors pair n'avait certainement pas imaginé les conséquences de ce Yalta français et la pusillanimité de ses successeurs qui ont préféré laisser vivre et prospérer le système pervers plutôt que de le réformer.